Rwanda/Presse:
Human Rights Watch demande au gouvernement de revoir sa
décision
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Kigali, le 04 mai 2009-
L’organisation américaine Human Rights Watch a, la semaine
dernière, demandé au gouvernement rwandais de revoir sa décision
de suspendre les émissions du service radiophonique en langue
kinyarwanda de la British Broadcasting Corporation (BBC).
La suspension de la BBC
le 25 avril 2009 est survenue à la suite de la diffusion d'une
séquence en avant-première de son émission hebdomadaire Imvo n’Imvano
qui devait inclure un débat sur le pardon et la réconciliation
entre Rwandais après le génocide.
L’extrait incluait des
commentaires émis par un ex-candidat à la présidence, Faustin
Twagiramungu, qui prétendait qu’il ne demanderait jamais pardon à
un rescapé tutsi comme venait de le faire quelques jours plutôt le
sénateur Augustin Iyamuremye, chef du Service des renseignements
intérieurs entre 1992.
En date
du 13 avril courant, au site mémorial de Rebero, dans la Ville de
Kigali, où furent enterrés d’anciens politiciens tués pendant le
génocide, le sénateur Augustin Iyamuremye a fait son mea culpa ,
en confessant avoir péché par omission.
Selon la ministre
rwandaise de l'information, Louise Mushikiwabo, cette suspension
temporaire est justifiée par le fait que le programme équivalait à
un « déni
du génocide de 1994 perpétré contre les Tutsis du Rwanda ».
« Cette
suspension de la BBC est le reflet de la répression croissante
qu'exerce le gouvernement rwandais à l'encontre de la liberté
d'expression. Si
le Rwanda est réellement engagé en faveur du droit fondamental à
la liberté d'expression, il devrait autoriser les divergences
d'opinion sur les questions liées au génocide et aux politiques
gouvernementales », a indiqué Georgette Gagnon,
directrice de la division Afrique de Human Rights Watch
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